Mardi 8 avril 2008
Bon, je te préviens, le billet d'aujourd'hui ne va pas être très drôle. Et oui, les emmerdes déconvenues
administratives s'enchaînent, et à l'heure qu'il est, nous n'avons toujours pas les sous pour acheter la maison qu'on était sensés habiter après-demain, et on a un sursis de 10 jours dans
notre location, après, y'a des nouveaux locataires qui arrivent, et qui vont moyennement apprécier de partager nos 60m2 (et surtout notre salle de bains de 3 m2).
L'ambiance à la maison est plutôt électrique, Le Père Indigne rentrant tous les midis pour sauter à la gorge de la factrice dans l'espoir de recevoir le courrier tant attendu de notre banquier, et se retenant de lui filer des beignes parce-qu'elle ne lui apporte que des pubs pour des catalogues de VPC.
Et moi, au milieu de tout ça, je suis assaillie par mes hormones et mon horloge biologique qui me disent, "oh oh, encore une ovulation qui se profile, ça serait bigrement chouette si ce mois-ci tu nous laissait fricoter avec une petite gamète mâle !". Non, mais, les hormones, franchement, vous croyez que c'est le moment ? Vous voyez pas qu'on est un peu dans la mouise ces-temps ci ? Pis déjà que par temps calme, le Père Indigne a une poussée d'urticaire quant on évoque un éventuel petit frère ... Non là les hormones, vous n'êtes pas cool, alors s'il vous plaît mettez là en veilleuse quelques mois, voire un an ou deux.
Arrêtez de me faire pleurer comme une madeleine dès qu'un gamin fait un câlin à sa maman à la télé.
Arrêtez de me filer une montée de lait dès que je vois un petit morveux de moins d'un an.
Arrêtez de me donner des envies de vergetures, de nausées, de contractions, de test de dépistage de diabète, de sciatique, de piqûres de corticoïdes dans les fesses et de perfusions de salbumol qui me font trembler comme une parkinsonnienne.
Arrêtez de me faire feuilleter la section "grossesse" des catalogues de VPC.
Arrêtez de me faire renifler le vieux tube de mytosil qui traîne dans ma salle de bain, telle une junkie qui se shoote à l'odeur de bébé. (oui, chez moi les bébés ça sent le liniment, le mytosil, le caca mou et le lait régurgité - en aucun cas ça ne sent le lait de toilette)
Arrêtez de me faire penser qu'enchaîner des nuits de 3h, c'est même pas grave et que les crevasses sur les tétons, ça fait même pas mal.
Arrêtez de pirater mon cerveau, et de transformer l'accouchement du gnome en bon souvenir. Certes c'était rapide, mais punaise ça fait un mal de chien quand on n'a pas le temps pour une péridurale, et quand on a un mal de chien, les gentils cours de sophrologie qu'on a pris, ben bizarrement ils ne marchent pas aussi bien et aussi VIIIIIITE qu'on voudrait.
Voià, chères hormones, foutez-moi la paix, et tant que je vous tiens, arrêtez aussi de me filer une poussée d'acné tous les mois, j'ai passé l'âge !
L'ambiance à la maison est plutôt électrique, Le Père Indigne rentrant tous les midis pour sauter à la gorge de la factrice dans l'espoir de recevoir le courrier tant attendu de notre banquier, et se retenant de lui filer des beignes parce-qu'elle ne lui apporte que des pubs pour des catalogues de VPC.
Et moi, au milieu de tout ça, je suis assaillie par mes hormones et mon horloge biologique qui me disent, "oh oh, encore une ovulation qui se profile, ça serait bigrement chouette si ce mois-ci tu nous laissait fricoter avec une petite gamète mâle !". Non, mais, les hormones, franchement, vous croyez que c'est le moment ? Vous voyez pas qu'on est un peu dans la mouise ces-temps ci ? Pis déjà que par temps calme, le Père Indigne a une poussée d'urticaire quant on évoque un éventuel petit frère ... Non là les hormones, vous n'êtes pas cool, alors s'il vous plaît mettez là en veilleuse quelques mois, voire un an ou deux.
Arrêtez de me faire pleurer comme une madeleine dès qu'un gamin fait un câlin à sa maman à la télé.
Arrêtez de me filer une montée de lait dès que je vois un petit morveux de moins d'un an.
Arrêtez de me donner des envies de vergetures, de nausées, de contractions, de test de dépistage de diabète, de sciatique, de piqûres de corticoïdes dans les fesses et de perfusions de salbumol qui me font trembler comme une parkinsonnienne.
Arrêtez de me faire feuilleter la section "grossesse" des catalogues de VPC.
Arrêtez de me faire renifler le vieux tube de mytosil qui traîne dans ma salle de bain, telle une junkie qui se shoote à l'odeur de bébé. (oui, chez moi les bébés ça sent le liniment, le mytosil, le caca mou et le lait régurgité - en aucun cas ça ne sent le lait de toilette)
Arrêtez de me faire penser qu'enchaîner des nuits de 3h, c'est même pas grave et que les crevasses sur les tétons, ça fait même pas mal.
Arrêtez de pirater mon cerveau, et de transformer l'accouchement du gnome en bon souvenir. Certes c'était rapide, mais punaise ça fait un mal de chien quand on n'a pas le temps pour une péridurale, et quand on a un mal de chien, les gentils cours de sophrologie qu'on a pris, ben bizarrement ils ne marchent pas aussi bien et aussi VIIIIIITE qu'on voudrait.
Voià, chères hormones, foutez-moi la paix, et tant que je vous tiens, arrêtez aussi de me filer une poussée d'acné tous les mois, j'ai passé l'âge !



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