Ca y est, nous avons franchi un cap
avec le Père Indigne, nous allons être propriétaires. (il ne nous manque plus que le labrador et le monospace pour être une famille parfaite). Je viens de remettre au notaire le plus
gros chèque de ma vie, et encore, ce chèque ne représente que 10 % du montant de la future maison. Déménagement prévu mi-Avril, et entre-temps, nous démarchons les banques dans la joie et la
bonne humeur puisque pour le premier emprunt de notre vie, nous jouons au concours de "qui sera le plus pessimiste".
Alors que j'épluche les assurances décès-invalidité, tout en me scandalisant qu'il faille attendre un an avant de pouvoir me suicider, sinon pas de dédommagement, (et que si je veux me suicider
et que je me rate, pas d'indémnisation non plus lorsque je serai un légume). Par contre, gros soulagement, nous sommes couverts si nous attrapons la grippe aviaire !
Le Père, lui, pense à son avenir professionnel et se voit déjà en chômeur longue durée. Chômeur à qui on ne propose ni emploi, ni formation, ni petit job au SMIC, ni intérim ... nada, que dalle,
le désert professionnel.
Avec mes gros sabots, je lui dis qu'on pourrait toujours mettre en route un petit grumeau, on toucherait des allocs (en voilà une bonne raison pour concevoir un enfant !), et puis, cerise sur le
gâteau de notre future vie de merde : il pourrait prendre un congé parental.
J'ai vu dans ses yeux que l'expression congé parental était ce qu'il pouvait envisager de pire. Bien au delà de son chômage doublé de mon suicide.
"rester à la maison avec un gosse, enfin, un bébé ??? Mais je pourrais pas !
- en l'occurence le "gosse" serait "ton" gosse.
- non mais attends, les couches ... la merde ! ... la bave ! le vomi ! les lessives ! la bouffe ! le ménage !"
C'est drôle, je croyais que le congé parental c'était pour glander
à longueur de journée moi. Poser son gros cul sur le canapé du salon et écrire des bêtises dans un blog trop méchant où l'on dit du mal de son enfant et de son mari.
Il est vraiment trop pessimiste ce Père Indigne, c'est lui qui gagne le concours haut la main.
La vérité se situant quelque part entre vos 2 descriptions... avec parfois l'impression de coller totalement à l'une, tout en sesentant toujours pas assez près de l'autre ;o)
Bwavo pour le chèque, tussa tussa... bon courage pour la suite !